Aujourd’hui, les organisations canadiennes sont confrontées à des pressions uniques à plusieurs égards. Par exemple :
l’escalade des risques liés à la fraude financière et à la cybersécurité;
la mise en équilibre des engagements en matière de développement durable avec les pressions financières;
C’est dans cette optique que le 3e symposium annuel de BMO sur le secteur public avait pour thème « Progresser dans un monde en évolution. » Bernardo Arreaga, premier directeur général, Financement des grandes entreprises à BMO, a joué le rôle de maître de cérémonie. Reconnu comme un chef de marché dans le secteur public, le leadership de M. Arreaga a été déterminant dans l’organisation de cet événement qui a permis de mettre en valeur l’étendue de ce secteur vital.
Comme l’a fait remarquer M. Arreaga, « c’est une période intéressante pour le secteur public. Les vents contraires sont nombreux : tarifs douaniers, taux d’intérêt, taux de change, escalade de la fraude et des cyberattaques, lesquelles sont favorisées par les progrès de l’intelligence artificielle (IA). Ces changements mettent en évidence l’évolution des pressions auxquelles nos clients sont confrontés. »
Voici un résumé de cet événement commercial de premier plan pour la région de la Colombie-Britannique.
Protéger votre organisation à l’ère numérique
Charles Matu, directeur général, Solutions de trésorerie et de paiement (STP), a joué un rôle déterminant dans l’organisation de l’événement. En tant que responsable de notre équipe STP en Colombie-Britannique, il a entendu les clients parler des défis auxquels ils sont confrontés en matière de prévention de la fraude, en particulier lorsqu’il s’agit de moderniser leurs systèmes. Pendant ce temps, les fraudeurs font constamment évoluer leurs méthodes d’accès aux données confidentielles. C’est dans ce contexte que Sue Witteveen, première vice-présidente et chef, STP à BMO a animé une discussion sur la cybersécurité et la réduction de la fraude.
Après avoir évoqué les cyberattaques très médiatisées menées par des acteurs étatiques au cours des dernières années, Larry Zelvin, qui dirige Unité Crime financier à BMO, a déclaré qu’il est impératif que les organisations prévoient la façon dont elles réagiront à une attaque.
« Comment évaluez-vous les besoins du public? Comment hiérarchisez-vous les ressources limitées pour les affecter là où elles sont indispensables? demande M. Zelvin. Si le Canada ou la Colombie-Britannique subit une cyberattaque majeure, vers qui vous tournez-vous? Quelles sont les informations que vous recherchez? De quelle aide avez-vous besoin? »
Selon M. Zelvin, dans un tel scénario, les principales préoccupations concerneront probablement le logement, la distribution de nourriture et les services d’urgence. « Ce n’est pas en pleine crise, alors que vous et votre famille êtes touchés, que l’on peut se dire qu’un plan aurait dû être mis en place. »
Erik Berg, associé, Cybersécurité, gouvernement numérique et confidentialité à KPMG a fait remarquer que les responsables financiers et informatiques du secteur public doivent comprendre comment leurs systèmes sont protégés au niveau de l’infrastructure. « La technologie change et évolue, a-t-il déclaré. L’intelligence artificielle ajoute une nouvelle couche de complexité. De plus, la combinaison de la diffusion des technologies sur site et infonuagiques et du recours à des fournisseurs tiers devient de plus en plus complexe. »
M. Berg ajoute qu’il remarque que de plus en plus d’organisations adoptent une approche de la prévention de la fraude fondée sur la résilience dès la conception. « Le contexte actuel dépasse la cybersécurité et la confidentialité, déclare-t-il. Alors que vous êtes en pleine transformation numérique, demandez-vous comment vous fortifiez et surveillez ces processus et technologies critiques pour vous assurer de pouvoir maintenir vos services. »
La durabilité dans un monde en évolution
Le secteur public de la Colombie-Britannique est à l’avant-garde des investissements dans le domaine de la durabilité au Canada. Néanmoins, les organisations sont confrontées à des défis à cet égard. Stephen Uwazota, directeur général, Finance durable et énergie propre, a animé une discussion sur la recherche d’un juste équilibre entre les engagements en matière de durabilité et les pressions financières, et sur les possibilités de générer des revenus tirés des investissements liés à la durabilité.
Patrice Impey, directrice financière à TransLink, le réseau de transport de la région métropolitaine de Vancouver, et anciennement directrice financière de la ville de Vancouver, a fait remarquer que son organisation avait pour mission d’atteindre les objectifs environnementaux de la région. Selon elle, les directeurs financiers peuvent être la force motrice de l’intégration de la durabilité dans la structure financière d’une organisation.
« Le rôle du directeur financier ne se limite pas à la finance, a-t-elle déclaré. Il doit s’assurer que l’organisation peut atteindre ses objectifs, et la durabilité doit être abordée pendant les discussions. Lorsque nous avons actualisé notre plan d’action climatique à la ville de Vancouver, notre équipe financière a étroitement intégré la durabilité pour s’assurer que le plan allait atteindre ses objectifs et qu’il y avait un moyen concret pour y arriver. »
Elle a ajouté que les municipalités se concentrent sur trois piliers pour changer les choses :
Investir dans des projets de durabilité tels que les bus électriques.
La réglementation, y compris les codes de construction, les stations de recharge ou d’autres initiatives qui ont une incidence sur la durabilité à long terme.
Promouvoir le changement en collaborant avec les provinces et le gouvernement fédéral pour créer des programmes de durabilité porteurs de changement.
Doran Hoge, directeur du département d’énergie et de durabilité environnementale à l’Université Fraser Valley, a déclaré que l’intégration de la durabilité en tant qu’élément central de vos pratiques commerciales peut être la clé de l’équilibre entre les besoins financiers à court terme et les objectifs environnementaux à long terme.
« Nous parlons d’investir dans des professionnels de la durabilité, d’intégrer la durabilité dans nos processus budgétaires et nos processus d’approvisionnement, et de traiter de telles initiatives en espérant qu’il y aura un retour sur investissement, déclare-t-il. Pour nous, le rendement du capital investi pourrait être axé sur l’infrastructure. Et parce que nous joignons le geste à la parole et que ces efforts font partie de notre identité publique, davantage d’étudiants s’inscrivent dans notre institution. »
Dans un contexte de pénurie de capitaux, les organisations du secteur public en Colombie-Britannique sont déterminées à atteindre la carboneutralité.
C’est pourquoi il est important que les responsables financiers fassent comprendre que l’investissement dans la durabilité n’est pas seulement un coût, mais aussi une occasion d’obtenir un rendement du capital investi positif grâce aux crédits carbone. L’obstacle auquel se heurtent de nombreuses organisations est de faire évoluer leur programme de crédits carbone de manière à générer des bénéfices réels.
« Ce que nous entendons parfois, c’est que quelqu’un génère des crédits pendant plusieurs années et se demande chaque année à quel moment il en aura assez pour les vendre », a déclaré Jason DeJong, directeur, Marchandises liées à l’environnement, Structuration carbone, BMO Marchés des capitaux. « En Colombie-Britannique, les acquéreurs sont de grandes raffineries de pétrole ou des fournisseurs de carburant à la recherche de gros volumes. La plupart des entreprises du secteur public ne disposent pas d’une relation commerciale avec une compagnie pétrolière et gazière internationale. BMO a la possibilité de regrouper les crédits des clients et de les transmettre aux acheteurs. Ainsi, vous pouvez traiter directement avec vos représentants [de BMO] et constater le rendement du capital investi beaucoup plus rapidement et de manière simplifiée avec vos relations existantes. »
Stratégies pour atténuer les difficultés de financement
Cornell Tanaka, chef de marché national, Secteur public, a organisé une présentation de Sadiq Adatia, chef des placements à BMO Gestion mondiale d’actifs. Celle-ci portait sur la façon dont une stratégie d’investissement prudente peut aider à atténuer les difficultés de financement auxquelles sont confrontées les organisations du secteur public.
Les tarifs douaniers et les tensions géopolitiques ont entraîné une certaine volatilité sur les marchés nord-américains. Alors que les entreprises du secteur public adoptent généralement une approche obligataire en matière d’investissement, M. Adatia a fait remarquer que les marchés des titres à revenu fixe n’ont pas été l’abri qu’ils ont généralement été pendant les périodes de volatilité des marchés des titres de participation. C’est pourquoi, selon lui, il est important d’avoir un portefeuille diversifié composé d’actions, d’obligations et de placements internationaux.
« Si vous ne disposez pas d’un portefeuille équilibré, vous dites adieu à un énorme potentiel de croissance », a déclaré M. Adatia.
Celui-ci a ajouté que de nombreuses entreprises expriment encore des incertitudes quant à l’incidence des taux d’intérêt et de l’évolution des échanges commerciaux sur leurs prévisions à court terme. « Pour l’instant, l’économie n’est pas guidée par des éléments fondamentaux, a déclaré M. Adatia. C’est pourquoi il faut faire abstraction du bruit et envisager les placements dans une perspective à long terme. »
L’événement a mis en évidence le nombre de problèmes qui affectent le secteur public, tout en soulignant les possibilités qui s’offrent à lui. Comme l’a souligné M. Arreaga, le public comprenait des représentants de municipalités, d’agences et de sociétés de la Couronne, ainsi que d’organisations à but non lucratif et d’organisations autochtones. Le fait d’attirer autant de clients provenant d’un échantillon aussi large d’organisations nous motive à continuer à organiser des événements comme celui-ci afin de leur offrir l’occasion de partager des idées qui peuvent les aider à prospérer dans un environnement dynamique.
Bien que les dirigeants du secteur public soient confrontés à certains défis, nos panélistes et nos clients sont optimistes et nous sommes enthousiastes à l’idée de continuer à fournir des solutions et des conseils au secteur afin d’aider notre clientèle à favoriser le progrès dans les collectivités.