Selon la quatrième édition d’un sondage commandé par l’Institut pour le climat de BMO, neuf chefs d’entreprise sur dix aux États-Unis et au Canada qui ont ou qui élaborent des stratégies climatiques sont persuadés que leurs actions visant à atténuer les répercussions des risques liés aux changements climatiques fonctionnent, car ils se concentrent à améliorer leur résilience et leur compétitivité.
Dans le cadre du sondage mené par l’Institut pour le climat de BMO auprès des chefs d’entreprise, près des trois quarts (73 %) des répondants affirment avoir ou élaborer des plans pour lutter contre les risques et tirer parti des occasions liés aux changements climatiques, comparativement à 69 % en 2025.
Les pressions exercées par les concurrents et les clients, ainsi que la montée de l’intelligence artificielle (IA), pourraient stimuler d’autres mesures de lutte contre les changements climatiques. En 2026, une grande majorité des organisations considèrent également l’intelligence artificielle comme utile pour élaborer des plans climatiques, comprendre l’exposition au risque et se préparer aux événements météorologiques extrêmes. Bien que des obstacles comme les coûts et les pénuries de talents empêchent actuellement l’adoption à grande échelle de l’IA, 62 % des répondants au sondage s’attendent à ce que l’investissement de leur entreprise dans l’IA augmente en un an.
La quatrième édition du sondage de l’Institut pour le climat de BMO auprès des chefs d’entreprise a été menée en janvier 2026 auprès de 741 répondants, dont 370 au Canada et 371 aux États-Unis. Les répondants au sondage comprennent des personnes occupant un poste de direction au sein de leur entreprise (p. ex., haute direction, président, vice-président, directeur principal ou directeur général) et qui se considèrent comme des décideurs principaux. La taille des entreprises allait d’au moins 5 employés à plus de 500 employés.
La confiance à l’égard de l’action climatique augmente, et l’analyse de rentabilité devient plus claire.

Dans l’ensemble, la confiance que les mesures prises pour réduire l’incidence des risques liés aux changements climatiques font une différence pour les entreprises a augmenté pour une deuxième année consécutive, atteignant 91 % en 2026, comparativement à 88 % en 2025 et à 84 % en 2023. Les résultats indiquent un changement clair dans la façon de penser des entreprises pour décider de passer à l’action ou non, sur la façon dont l’action climatique favorise le rendement et la compétitivité.
Parmi les mesures que les entreprises ont prises au cours des trois dernières années, quelques-unes se sont démarquées comme étant en croissance et ont probablement contribué à accroître la confiance. Près du tiers des entreprises (32 %) affirment avoir une stratégie officielle de suivi et de gestion des émissions de la chaîne d’approvisionnement, en hausse de 8 points par rapport à 24 % en 2023. De plus, 38 % des répondants affirment que leurs stratégies climatiques tiennent compte de l’impact environnemental lors de la prise de décisions financières, une hausse de 13 points par rapport à 25 % en 2023.
La confiance s’est particulièrement renforcée parmi les dirigeants d’entreprise aux États-Unis, même si certaines mesures incitatives gouvernementales ont été réduites. Parallèlement, moins de dirigeants se décrivent comme étant « très confiants », ce qui donne à penser que les attentes augmentent en même temps que l’ambition.
Une tendance globale à la hausse de la confiance a coïncidé avec le point de vue de certaines entreprises selon lequel la lutte contre les changements climatiques a une incidence commerciale positive.
-- Melissa Fifield, Chef, Institut pour le climat de BMO --
Par exemple, lorsqu’on leur a demandé pourquoi ils prennent des mesures pour lutter contre les changements climatiques, 30 % des répondants ont répondu que c’était pour que leur entreprise puisse être gérée plus efficacement, ce qui est légèrement supérieur au taux de 29 % en 2025 et 2023. De même, 27 % des répondants prenaient des mesures pour lutter contre les changements climatiques afin que leur entreprise soit plus rentable, comparativement à 25 % en 2025 et en 2023.
Le risque physique et les conditions météorologiques extrêmes suscitent des préoccupations.

Les conditions météorologiques extrêmes et imprévisibles prennent de plus en plus d’importance pour les chefs d’entreprise qui tiennent compte de l’incidence des risques liés aux changements climatiques sur leurs entreprises. En 2025, les États-Unis ont connu leur troisième plus grand nombre de catastrophes d’un milliard de dollars à ce jour, tandis que le Canada a connu sa deuxième pire année enregistrée à ce jour en matière de superficie brûlée.
Les répondants pour qui les conditions météorologiques extrêmes sont une priorité sont plus susceptibles que les autres répondants au sondage de dire que leurs entreprises sont déjà touchées par l’augmentation des coûts de l’énergie, la tarification du carbone et la détérioration des infrastructures.
Les répondants préoccupés par les conditions météorologiques extrêmes sont également plus susceptibles que les autres répondants au sondage de considérer l’IA comme bénéfique pour contribuer à l’élaboration d’un plan climatique. Ils sont aussi plus susceptibles d’utiliser l’IA pour aider leurs entreprises à devenir plus résilientes.
Les changements réglementaires et les pressions concurrentielles pourraient inciter les dirigeants d’entreprise à agir davantage.

Les dirigeants d’entreprise s’attendent à ce que les changements réglementaires (47 %), les attentes des clients (43 %) et la pression concurrentielle (38 %) soient des facteurs clés de l’augmentation de l’action climatique au cours de la prochaine année. À l’inverse, les répondants étaient beaucoup moins susceptibles de dire que les changements réglementaires (22 %), les attentes des clients (22 %) ou les pressions concurrentielles (21 %) les amèneraient à prendre moins de mesures de lutte contre les changements climatiques.
À mesure que la pression externe augmente, de nombreuses organisations se tournent vers des outils et des solutions d’IA pour obtenir du soutien. En effet, plus de la moitié des répondants qui affirment utiliser fréquemment l’IA dans leurs plans climatiques affirment également qu’ils s’attendent à ce que les changements réglementaires (54 %) et les pressions des clients (51 %) entraînent d’autres mesures.
Nous poursuivons sur notre lancée, mais les coûts demeurent un obstacle à la lutte contre les changements climatiques.

Bien que l’élan des entreprises s’accroisse, les coûts demeurent l’obstacle le plus souvent mentionné à la lutte efficace contre les changements climatiques pour un troisième sondage consécutif. Les pressions liées aux coûts sont particulièrement prononcées au Canada, où 38 % des chefs d’entreprise affirment qu’il s’agit d’un obstacle, comparativement à 25 % aux États-Unis.
Les entreprises canadiennes sont plus sensibles à la tarification du carbone et aux coûts plus élevés pour les produits et services à émissions faibles ou nulles que leurs homologues américaines.
Les chefs d’entreprise des deux régions sont préoccupés par les coûts énergétiques, bien qu’ils soient ressentis plus profondément aux États-Unis, où les prix de gros de l’électricité ont augmenté en raison de la demande croissante. En effet, 48 % des répondants aux États-Unis affirment être « très préoccupés » par la hausse des coûts de l’énergie, comparativement à 42 % des répondants canadiens.
L’article Perspectives d’affaires de BMO : printemps 2026 (en anglais seulement) décrit le contexte opérationnel comme étant complexe pour les entreprises américaines et souligne à quel point une exécution rigoureuse sera un facteur de différenciation clé pour elles face à l’évolution de la dynamique mondiale, notamment les tensions géopolitiques renouvelées.
Selon les données du sondage, de nombreux dirigeants d’entreprise se tournent vers les institutions financières pour obtenir du soutien au moyen de services-conseils, de solutions de placement et de prêts qui aident à compenser les coûts initiaux. Par exemple, 83 % des répondants affirment qu’ils s’intéressent aux incitatifs financiers liés aux cibles climatiques. Les conclusions donnent à penser que les banques et les autres institutions financières continueront d’avoir un rôle à jouer pour soutenir les chefs d’entreprise et leurs stratégies climatiques.
L’IA est considérée comme un outil utile pour la planification climatique et la résilience.

La plupart des chefs d’entreprise considèrent l’IA comme une capacité précieuse pour élaborer des stratégies climatiques, renforcer la résilience aux conditions météorologiques extrêmes et gérer les risques complexes. Trois répondants sur cinq indiquent qu’ils utilisent déjà l’IA dans leurs activités quotidiennes ou dans leur planification climatique, soit comme élément central, soit lorsque c’est pratique.
L’adoption est légèrement plus élevée aux États-Unis qu’au Canada. En effet, 66 % des dirigeants d’entreprise aux États-Unis affirment que leur entreprise utilise l’intelligence artificielle dans leurs activités quotidiennes, comparativement à 57 % au Canada. Près des deux tiers des répondants (62 %) s’attendent à ce que les investissements dans l’IA augmentent au cours de la prochaine année, ce qui témoigne de leur confiance à l’égard de son rôle à long terme dans la stratégie climatique et d’affaires.
À lire ensuite :
Investing in Resilience: Making Physical Climate Risk a Financial Priority for Real Estate (disponible en anglais seulement)
