En retrait pour l’hiver
Le marché canadien de l’habitation est resté équilibré dans l’ensemble à l’approche des creux calmes de l’hiver, les ventes étant faibles et les prix faisant toujours l’objet de corrections dans certains marchés, tandis que d’autres tiennent bon. En effet, les volumes de ventes de reventes semblent à des niveaux très « normaux », ce qui est conforme au contexte marqué par le retour des taux hypothécaires à un niveau neutre et à des prix très stables à l’échelle nationale. Ces conditions devraient se maintenir au début de 2026.
En novembre, les ventes de maisons existantes ont chuté de 0,6 %, après désaisonnalisation, et de 10,7 % par rapport à il y a un an. Les ventes depuis le début de l’année ont baissé de 1,8 % par rapport à l’année dernière, excluant le dernier mois de l’exercice. Cette stabilité masque une activité beaucoup plus faible dans les régions autour de Vancouver, de Calgary et dans certaines parties du sud de l’Ontario, tandis que les marchés du Québec et du Canada atlantique ont inscrit des hausses prononcées. Les nouvelles inscriptions ont baissé de 1,6 % au cours du mois (après désaisonnalisation) et sont en hausse de 2,0 % par rapport à il y a un an. Le ratio ventes-nouvelles inscriptions s’est donc légèrement amélioré pour s’établir à 52,7 %, ce qui reflète des conditions globales très équilibrées à l’échelle nationale.
Ces conditions équilibrées ont fait en sorte que le prix de référence national est resté inchangé depuis le printemps. Après désaisonnalisation, les prix ont reculé de 0,4 % en novembre et de 3,8 % par rapport à il y a un an. Le marché est passé d’une forte correction (les prix sont toujours inférieurs de plus de 17 % aux niveaux records) à une correction lente et prolongée qui devrait se poursuivre en 2026 en l’absence de grands catalyseurs pour stimuler le marché.
Un communiqué distinct a annoncé que les mises en chantier au Canada ont atteint 254 000 unités annualisées en novembre, comparativement à 232 000 le mois précédent. Le rythme annualisé moyen des mises en chantier pour les 11 premiers mois de l’année s’établit donc à 254 000, ce qui est impressionnant compte tenu de la faiblesse du marché de la revente. Nous réitérons que ces résultats entièrement attribuables à la location. L’ensemble des analyses du marché actuel démontre que les mises en chantier d’habitations et de copropriétés ont chuté pour s’établir à un peu plus de 100 000 au cours des 12 derniers mois; il s’agit du niveau le plus bas depuis le début de 2010 (c’est-à-dire depuis la fin de la grande récession). Les mises en chantier ont toutefois franchi le cap de 100 000, car les conditions du marché et les incitatifs de la SCHL ont permis de remplir le bassin d’offre de logements locatifs. Est-il rare de voir l’offre de logements locatifs s’accroître au pays plus que l’offre destinée aux propriétaires? Absolument.
Voici un aperçu des conditions du marché à l’échelle locale :
Le sud de l’Ontario demeure le point faible, mais les mauvaises conditions s’atténuent (hors du segment des nouvelles copropriétés). Les ventes de nouvelles copropriétés sont pratiquement épuisées, les investisseurs sont absents et le marché de la revente éprouve encore des difficultés. Le prix des appartements (des baisses atteignant plus de 10 % par rapport à l’exercice précédent) est plus éprouvé que celui des maisons unifamiliales, mais les prix de ces dernières restent soumis aux pressions liées à l’abordabilité.
Vancouver et certains autres marchés de la Colombie-Britannique demeurent faibles avec des parcs de logements importants, mais la situation a un peu évolué au cours des derniers mois. Vancouver se trouve en territoire équilibré avec un ratio ventes-nouvelles inscriptions de 42 %, mais les prix des copropriétés et des maisons individuelles ont diminué d’environ 4 % à 5 % par rapport à il y a un an.
Les marchés du Québec et de l’Est demeurent tendus presque partout. Bien qu’elles ralentissent, les hausses de prix dans ces régions sont soutenues, avec une hausse de 12,5 % sur 12 mois à Québec, de 5,7 % sur 12 mois à Montréal et de 5 % sur 12 mois à Halifax.
Le marché de Calgary s’est équilibré après une forte remontée, et une grande partie de l’intéressante abordabilité ou de l’arbitrage des investisseurs (de Toronto à Calgary) est maintenant hors de prix. Les ventes ont baissé de 13 % par rapport à l’année dernière et les prix ont baissé de 3,4 %. Edmonton et le reste des Prairies demeurent plus solides.
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