En attente du printemps
Le marché canadien de l’habitation est demeuré très calme tout au long de février, alors que la faiblesse de la demande et la période de faible volume de l’année ont contribué à freiner les transactions. Dans l’ensemble, le marché poursuit son long et lent repli, les conditions continuant de varier selon la région et le segment de marché. Nous attendons le marché printanier pour obtenir une meilleure indication quant à un possible resserrement en 2026.
En février, les ventes de maisons existantes ont baissé de 1,3 % après désaisonnalisation, et de 8,1 % par rapport à il y a un an. Les conditions hivernales difficiles ont probablement joué un rôle en début d’année, mais cela ne doit pas faire oublier la faiblesse de la demande sous-jacente. Les nouvelles inscriptions ont aussi diminué de 3,9 % au cours du mois et demeurent en baisse de 3,8 % par rapport à il y a un an. Le ratio ventes-nouvelles inscriptions s’est donc amélioré pour s’établir à 47,6 %, ce qui reflète des conditions globales encore équilibrées à l’échelle nationale. Lorsque le marché finira par se réveiller pour le printemps, il y aura sans aucun doute une certaine demande refoulée, mais aussi probablement une vague d’inscriptions en attente qui n’ont pas trouvé preneur depuis l’automne. La façon dont ces deux forces se rencontreront déterminera si le marché peut se resserrer jusqu’à la fin de l’année.
Le prix de référence national a de nouveau chuté, en baisse de 4,8 % sur 12 mois en février. Par rapport au sommet de février 2022, les prix sont maintenant en recul de 20 % à l’échelle nationale (près de 30 % après prise en compte de l’inflation).
Le sud de l’Ontario demeure le maillon faible, surtout en ce qui concerne les nouvelles copropriétés. Les ventes de nouvelles copropriétés se sont presque épuisées et les investisseurs sont absents. Le prix des appartements est plus éprouvé que celui des maisons unifamiliales, mais le prix de ces dernières reste soumis aux pressions liées à l’abordabilité. Vancouver et certains autres marchés de la Colombie-Britannique demeurent également faibles en raison des stocks élevés, et les résultats de janvier et février étaient particulièrement mauvais. Le marché de Calgary s’est également affaibli et n’échappe plus à la correction généralisée. Les ventes dans la ville ont diminué et les prix ont reculé de 2,7 % par rapport à il y a un an. Les marchés du Québec et de la majeure partie du Canada atlantique continuent de favoriser les vendeurs, ce qui entraîne des hausses continues des prix.
Une publication distincte (16 mars) annonçait que les mises en chantier au Canada ont rebondi à 251 000 unités annualisées en février, ce qui fait que la moyenne sur 12 mois est toujours élevée, à 261 000 unités. Derrière ce solide résultat, l’effondrement des ventes de nouvelles copropriétés (en particulier en Colombie-Britannique et dans le sud de l’Ontario) pèse lourdement sur les mises en chantier dans ce segment. Autrement dit, à mesure que les projets en cours seront terminés, il y aura peu de projets de construction pour 2027 et 2028. Toutefois, les chiffres globaux demeurent soutenus par le segment des appartements construits expressément pour la location, mais celui-ci devrait lui aussi finir par ralentir compte tenu des signaux du marché (p. ex., baisse des loyers) observés actuellement sur le terrain.
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