Bien qu’il pourrait s’écouler plusieurs trimestres, voire plusieurs années, avant que les avantages permanents et ponctuels se concrétisent, le bon côté de la guerre commerciale est que les gouvernements fédéral et provinciaux sont motivés à amorcer des examens longuement attendus des facteurs qui freinent la hausse de la productivité et une croissance macroéconomique plus durable. Toute combinaison de l’expansion des liens commerciaux avec le Mexique, l’Asie et l’Union européenne; du soutien budgétaire pour les industries ciblées par les tarifs douaniers; de la baisse des taux d’intérêt et des impôts; de l’augmentation des dépenses fédérales en infrastructures, en logement et dans l’armée; de l’assouplissement de la réglementation et de la réduction de la bureaucratie; du développement accéléré des ressources naturelles; et de l’assouplissement des obstacles au commerce entre les provinces constitue un contexte économique sain à long terme.


À court terme, toutefois, le secteur canadien du camionnage demeurera fragile, les tarifs douaniers et l’incertitude générale prolongeant la faiblesse des volumes et des tarifs de fret nationaux et transfrontaliers, ce qui maintiendra les données fondamentales des flottes sous pression.