Publiée à l’origine dans le magazine Eastern and Western Hotelier, cette liste de questions et réponses présente des renseignements des leaders du financement dans le secteur de l’hébergement de BMO Groupe financier sur la façon dont les prêteurs composent avec le marché hôtelier d’aujourd’hui. La discussion porte sur les conditions de crédit actuelles, les secteurs offrant des perspectives de croissance et les facteurs qui influencent les décisions de financement dans le secteur de l’hébergement au Canada.



Dans le contexte économique actuel, comment BMO aborde-t-il l’octroi de nouveaux prêts pour le marché hôtelier? Fait-il preuve de plus de prudence ou exige-t-il de nouvelles clauses restrictives?


BMO continue de rester constructif et de soutenir le secteur de l’hébergement. Bien que nous constations une certaine modération de la performance opérationnelle dans l’ensemble des établissements hôteliers, les résultats sont généralement de 5 % à 7 % plus bas en ce qui a trait au revenu par chambre disponible (RCD), sous l’effet conjugué d’un léger recul des taux d’occupation et du tarif quotidien moyen (TQM). Même si de nombreux marchés affichent leurs propres évolutions nuancées par rapport aux années précédentes, le secteur a connu quelques années de très forte performance. On s’attend à une modération générale dans l’ensemble du secteur. Ce contexte n’a pas entraîné de changements dans nos critères d’approbation, et nous n’avons pas non plus mis en place de nouvelles clauses restrictives ni de conditions supplémentaires. Cela dit, nous sommes dûment attentifs aux conditions actuelles du marché, en particulier lorsque nous structurons des transactions qui dépendent fortement de prévisions de croissance ambitieuses. Dans le contexte actuel, les données fondamentales sur l’emplacement et la qualité du promoteur, notamment son expérience, sa solidité financière et ses liquidités, sont des éléments encore plus essentiels à prendre en considération lors de l’évaluation de nouvelles occasions de prêt.


Quels secteurs du marché hôtelier suscitent le plus d’optimisme pour BMO?


Sanjay Arora, premier directeur général et vice-président régional, BMO. Nous sommes particulièrement à l’aise avec les hôtels de chaînes offrant un service complet ou un service réduit, situés dans les marchés primaires et secondaires. Ces actifs tirent généralement parti de moteurs de demande diversifiés et d’une performance plus solide liée à leur enseigne au fil des cycles économiques. Nous constatons des ralentissements plus prononcés dans certains marchés qui sont touchés de façon disproportionnée par des facteurs externes, comme les tarifs ou le risque de concentration. Par exemple, les régions qui dépendent fortement d’un seul secteur d’activité ou d’activités transfrontalières. Lors de l’évaluation des occasions, nous mettons fortement l’accent sur les emplacements présentant plusieurs facteurs de demande durables afin de soutenir la performance à long terme. 


Comme le volume de projets hôteliers en développement est moins important qu’au cours des dernières années, avez-vous constaté une baisse de l’activité?


Malgré une baisse du nombre de projets en développement, les niveaux d’activité globaux sont demeurés solides. En fait, 2025 a été l’une des années les plus actives que nous ayons vues pour les transactions de fusions et d’acquisitions et de refinancement dans le secteur hôtelier. Le ralentissement observé dans d’autres secteurs immobiliers et l’amélioration du contexte en ce qui a trait aux coûts de construction et de main-d’œuvre stimuleront les activités de développement futures, que BMO est bien placé pour soutenir.


Quels sont les défis auxquels les établissements hôteliers font habituellement face pour obtenir du financement?


L’un des principaux défis est de démontrer la solidité du promoteur, notamment une expérience opérationnelle avérée dans le secteur de l’hébergement. Les prêteurs mettent aussi l’accent sur les transactions dont le prix d’acquisition est adéquat et qui sont soutenues par une structure de capital appropriée, plutôt que sur des plans d’affaires qui dépendent d’hypothèses trop optimistes. Enfin, il demeure essentiel d’obtenir des évaluations crédibles réalisées par des évaluateurs chevronnés du secteur de l’hébergement, car la qualité de l’évaluation joue un rôle déterminant dans la confiance accordée au processus d’approbation. Au bout du compte, les solutions de financement qui prévoient des mécanismes adéquats pour absorber l’évolution des coûts ou d’autres incertitudes financières permettront aux propriétaires et aux exploitants de disposer du capital nécessaire pour mettre en œuvre leurs projets. BMO compte des équipes chevronnées à l’échelle du Canada pour aider à orienter la croissance continue du secteur de l’hébergement.